26 novembre 2008
Le pack rasage/révision
Je pense que ça fait partie de ces petites choses que j'essaie avant de me rendre compte que c'était une idée partiellement voire totalement stupide.
Décor: mon appartement, ma salle de bain
Espace/temps: près du lavabo, dans la matinée
Situation: je m'épile les jambes
Détail non insignifiant: un livre à la main.
Dans un coin de ma tête que j'aurai du probablement ignoré je garde précieusement cette image de la fille qui se rase les jambes tout en révisant son code civil au dessus de son lavabo. Stéréotype de la famille intelligente mais sophistiquée. Après tout ce n'est pas parce que l'on est intelligente que l'on doit ressemble à un souillon, Elle Woods en est la preuve vivante. Bref, je me suis dit "pourquoi pas moi ?" Alors ce matin je me suis lancée. J'essaie de lire un livre imposé en cours depuis quelques temps. De nature je lis très vite, mais lorsqu'on m'impose un livre à la fac j'ai tendance à éviter le sujet, trouver la moindre excuse pour ne pas le lire, passer le balai, faire les carreaux, relire la moitié de ma bibliothèque avant de m'y mettre. mais voilà, l'échéance approche et mon exposé de 30 min sur le sujet également. Alors il est grand temps.
Mais le dilemme se pose car j'ai du monde qui dort chez moi ce soir, du monde est une copine de fac mais c'est amplement suffisant pour me donner l'excuse de me raser les jambes, surtout si je porte une nuisette ou un pyjama-short, sait-on jamais. Qu'à cela ne tienne ! J'ai été témoin au cours de ces dernières années de la réussite dans la combinaison révision/rasage des stars du petit écran alors je ne vois pas pourquoi moi, je ne pourrai pas le faire.
Ce que l'on nous ne montre pas dans les films c'est l'ampleur de la chose. Tout d'abord l'eau est une substance totalement indisciplinée voire têtue. Pendant la durée de l'opération elle coulait le long de mon bras qui lui même tenait mon livre puis le long de ma jambe. Ensuite, la main droite trempée j'ai dû ruser pour tourner les pages car même si c'est en anglais je n'ai pas besoin de 5 bonnes minutes pour lire une double page. De plus pendant que je me plongeais (difficilement) dans mon livre, le lavabo débordait, bouché par le gant de toilette. L'inondation évitée j'ai continué le rasage. Finalement ça m'a pris un sacré bout de temps dans la mesure où ma motricité était réduite à une main. Et ce n'est quand rinçant ma jambe que j'ai réalisé que j'avais non seulement rasé la moitié, c'est à dire que des bandelettes de poils trônent encore sur autour de ma cheville, de mon genoux et mon mollet mais en plus je me suis coupée à plusieurs endroits.
Le point positif: mon livre n'est guère mouillé, ou juste quelques coins de pages...
Conclusion et leçon à en tirer: vraiment doué ces actrices ! A ne plus tenter :-)
15 novembre 2008
Les petites choses qui m'horripilent
(Un petit retour aux bonnes vieilles habitudes, une nouvelle Cosmoliste...
parce que ça fait longtemps)
En général je suis tolérante. Beaucoup même. Je dirai même que j'accepte pas mal de trucs mais parfois il y a des choses qui me chiffonnent, qui m'agacent voire qui m'horripilent...
Quand les gens marchent dans les escalators.
Lorsque les gens restent à l'avant du bus et bloquent l'entrée alors que le fond est vide.
Les gens qui bavardent pendant une réunion et se plaignent que l'on entend rien.
La porte qui claque.
Les vieux pas beaux qui me draguent dans la rue en pensant qu'ils ont un physique d'Apollon.
Les gens qui à la caisse de Champion repartent dans les rayons à cause d'un oubli alors que c'est à leur tour de payer en caisse.
Les messages d'erreurs aléatoires de mon ordinateur.
Les gens qui dans le métro restent devant la porte lorsque tu leur dit pardon pour sortir.
Les gens qui dans le métro s'entêtent à rentrer alors que l'on est déjà plus que serré.
Les gens qui décrètent que les étudiants à la fac ne glandent rien.
Ceux qui m'ajoutent sur Facebook parce que je les ai croisés une fois au lycée sans leur adresser la parole.
Que le master d'anglais ne comporte qu'un seul cours en Anglais.
Les administrations: la caf, le crous qui nous font des virements trois mois après la rentrée.
Les personnes qui assimilent tous les Américains à George Bush ou à Hollywood.
Le robinet qui goutte.
Les gens qui retiennent les portes du métro.
Les ados qui ne se lèvent pas dans le bus pour laisser la place aux grand-mères.
Les intellectuels qui ont des préjugés sur mon mémoire.
Les gens qui viennent sur mon blog et me laissent des commentaires pour me dire qu'ils ne comprennent pas l'intérêt de raconter sa vie comme ça.
Les gens qui sont méchants gratuitement.
Le débarquement une fois par mois chez les filles.
Ceux qui disent que Jane Austen c'est gnan gnan.
Qui me rient au nez parce que j'écoute de la country.
Lorsque les contenaires ne sont pas pleins mais que les ordures sont mises à côté.
Lorsque j'ai trois fois la même publicité de Carrefour dans ma boîte aux lettres.
11 novembre 2008
Love triangle
J'étais sans le savoir en quête. J'arrive dans une nouvelle église, un nouveau groupe de jeunes donc évidemment j'ai tâté le terrain, regardé à droite à gauche. Que voulez vous je suis humaine.
Il y a donc ce garçon, petit ami potentiel. Je l'aime bien. J'en suis au stade de je l'aime bien, je lui souris, il m'ajoute sur Facebook, Msn, on rigole ensemble, on blague. J'en suis au stade où je suis heureuse tous les mercredis soirs parce que je sais qu'il sera peut être là et que je pourrai croiser son regard. J'en suis au stade où tout ceci me fait sourire, sans me prendre la tête car je ne suis pas encore assez accroc pour me poser 1001 questions.
Mais (ah je n'aime pas quand il y a un mais), lorsque l'on se retrouve en situation réelle par opposition à nos rencontres virtuelles sur le net, nous n'échangeons en général pas un mot. Il m'accoste à la fin d'une réunion, mais nous sommes pressés par le temps, il m'accoste durant le weekend et quelqu'un vient s'ajouter à la conversation. Et il a cette façon bien à lui de me regarder dans les yeux, de me sourire du bout de la pièce. Et je sens que je rougis un peu, que je détourne le regard tout en souriant timidement. Et j'ai l'impression d'avoir 14 ans à nouveau quand je craquais sur un copain de ma sœur qui ne me voyait à peine. Je me retrouve incapable d'aligner deux mots en sa présence ou même de trouver un sujet pertinent. Et puis ces autres qui nous interrompent à chaque fois que la situation se débloque. Ces autres: elle, eux, lui par exemple...
Car c'est sans compter sur mon charme naturel...
Entrée en scène du petit ami potentiel n°2. Je le voyais plus comme un ami du petit ami potentiel n°1. Et un ami pour moi. Mais ce weekend il a attaqué dur dur. Je dirais même plus: dur ! Il était au taqué tout le weekend. Attentif à mes moindres mouvements. Suis-je seule ? Ai-je bien dormi ? Toujours prêt à me faire rire, me raconter des bêtises, des histoires. Et malgré tout ce cinéma, cette mise en scène, j'apprends peu à peu à le connaitre. Car petit ami potentiel n°2 est tout sauf non bavard. Il est un peu le clown du groupe, celui qui va vers tout le monde, qui s'amuse avec tout le monde, le mec social avec qui tu peux parler, celui qui te met à l'aise et que tu découvres à chaque instant sous un autre angle. Il installe un climat détendu, un peu comme s'il aimait tout le monde.
Pourtant la dernière chose que je veux c'est mettre la pagaille dans ce groupe de jeunes déjà formé. Me retrouver dans un "love triangle" à la Peyton/Lucas/Brooke où je suis une Lucas un peu déboussolée qui ne sait qui choisir parmi deux garçons adorables. Et puis il y a ces filles qui étaient là avant moi et que je ne veux pas vexer.
Mais je dois dire que ce weekend je n'ai rien fait pour...
C'est pourtant deux petits amis potentiels que j'ai vu démarrer une compétition ce weekend. Attraper une chaise et défiler à ma table au petit déj' dimanche matin pour s'enquérir de ma santé (petit mal de gorge), de savoir si j'ai bien dormi. Moi alors qu'il y avait 37 autres personnes autour. Et c'est mon sac, sans que je le demande, que l'on propose de porter alors que trois autres filles à côté croulent sous le poids de leurs bagages. Et il y a cette fameuse invitation pour une soirée dvd... Invitée par petit ami potentiel n°1 pendant l'après midi, puis par petit ami potentiel n°2 dans la soirée puis finalement et heureusement par l'organisateur de la soirée.
J'ai l'impression d'avoir pris de la vitesse, d'être passée de la 1ère à la 4ème en une seule fois... et ce n'est plus drôle du tout finalement. Parce qu'ils sont tous les deux adorables et l'un deux attaque sévère tandis que l'autre est plus discret, parce que je veux apprendre à les connaitre tous les deux, parce que je ne veux vraiment pas être celle qui doit faire un choix.
Parce que du coup je commence à bien les aimer tous les deux...
02 novembre 2008
C+C=Best Friends Forever
Dimanche soir...
Je viens d'écrire dans mon journal. C'est pourtant à toi que j'ai envie d'écrire.
J'ai trié des photos de nous, de Londres, de Noël dernier, de mes 20 ans. J'aimerai te voir et non pas tes photos.
Je choisissais un collier ce matin et je suis tombée sur ton pendentif. Mon pendentif. Notre pendentif. Ce"C" que tu m'as donné quand je pensais déménager. Tu n'imagines pas à quel point ce pendentif compte pour moi ma Cocotte.
J'ai regardé de vieux épisodes de One Tree Hill et je réalise...
Tu me manques.
Nous ne nous sommes pas beaucoup parlé ces derniers temps et je me demande pourquoi ? Et pourtant j'ai des millions de choses à te dire. Du tout, du rien. Juste parce que te parler me fait du bien.
Et j'ai l'impression que l'on s'éloigne. Et ça me fait peur. Tu fais partie de ma vie depuis onze ans maintenant et ces temps ci j'ai l'impression que nos vies ne s'entremêlent plus comme avant. Que tu as la tienne, moi la mienne. Et ça me fait peur.
Tu me manques. Et je t'aime.
Parce que tu es ma confidente, mon épaule, ma sœur, ma raison quand je perds les pédales, mon humour quand je perds le mien.
Parce que tu me comprends et m'écoute. Parce que tu me soutiens.
Et je sais que c'est ni de ta faute, ni de la mienne. La vie continue son train train et on se voit moins puis on se retrouve. Mais ça me fait mal. Parce que tout ce que je ne te dis pas, je ne le dis à personne et je le garde pour moi.
Parce que je ne sais plus quand tu souffres ou quand tu es heureuse. Parce que tu as toujours été celle avec qui j'ai partagé mes moments les plus forts.
Parce que tu es amoureuse et je ne suis pas là pour partager ton bonheur. Parce que tes amis du groupe de Maxime te voient plus que moi et je m'en veux.
Parce qu'on est comme un vieux couple toi et moi et que l'on est tellement habituées l'une à l'autre que l'on ne prend même plus le temps de prendre des nouvelles, de se dire les choses. Pourquoi ? Sous prétexte que l'on sait que l'on sera toujours amies ?
Et tu es ma meilleure amie. Et tu le seras toujours. Mais tu me manques et je ne veux pas que l'on devienne des amies qui ne s'appellent que lorsqu'elles estiment que ça fait longtemps. La vie est trop courte et je veux que tu fasses partie de la mienne à temps plein.
Tu me manques ma Cocotte. Plus que tu ne peux l'imaginer. Et je m'en veux tellement de partir tout le temps et de ne pas être là quand tu as besoin de moi. Et je m'en veux d'être tellement fainéante que je ne prends pas le temps de composer ton numéro pour te parler.
(Je viens de recevoir un texto de toi. Coïncidence ? Je ne pense pas.)
Nous avons grandi ensemble, nous nous sommes construites l'une face à l'autre, ensemble. Et nous allons mûrir ensemble et vieillir ensemble. Je suis celle que je suis pour 1001 raisons et tu es l'une d'elles. Tu m'as appris à avoir confiance en moi. Tu as défini l'amitié au long de ces dix dernières années. Tu as conjugué "aimer", "faire confiance" et "compter sur" avec moi. Tu m'as ouvert ta maison, tes bras, présenté tes amis. Tu m'as épaulée dans toutes ces périodes noires.
Tu me manques ma Cocotte, je n'ai pas d'autres mots à la bouche que ces trois là. Et j'ai besoin de toi. Et j'ai besoin que tu aies besoin de moi. J'ai besoin de nos moments ensemble. De nos instants simples. De nos tisanes, de nos discussions, de nos cafés.
Le jour où nous avons gravé les noms de nos amoureux sur des arbres tu te souviens ?
C'est "C + C = Best Friends Forever" que l'on aurait dû écrire. Car toi et moi est une des rares choses dont je suis certaine.
J'ai besoin de NOUS. Je t'aime...
Mon/ton/son prince charmant
(article dédicacée à M. ma chère "roomie")
On pourrait parfois croire que l'on fait exprès. Que l'on ne sait pas ce que l'on veut. Que l'on est trop difficile, trop exigeante. Ma première réponse serait tout d'abord: dude, nous sommes des femmes ! Mais finalement c'est bien plus compliqué que ça.
Car, on a toutes vécues cette situation du... "Je reconnais qu'il est parfait." Il est gentil et amusant. Il est beau et intelligent. Il est sérieux mais détendu. Oui il est parfait. Rien à redire. Un homme idéal. Peut être pas un prince charmant mais parfait tout de même
Puis ce "mais". Un "mais" ne prévoit rien de bon. Car oui, il est parfait... mais pour une autre que moi. Certains diront qu'il est parfait et que je/nous ne faisons que nous créer des problèmes inexistants. Que l'on est trop difficiles. Que l'on recherche celui qui est au dessus de la perfection et que cet homme n'existe pas.
Mais la vérité est bien différente. Pourquoi parfait mais pas pour moi. Parce qu'il est parfait et beaucoup l'ont été avant lui et qu'en rien il ne fait la différence. Parce que sa perfection ne se démarque pas. Elle ne me va pas au teint, ne me correspond pas, ne m'attire pas plus que George Clooney dans la rue. Sa perfection est une parmi tant d'autres. Il lui manque ce petit détail qui fera que c'est lui et sa perfection et non pas un autre. Beaucoup d'hommes sont parfaits, bien que généralement ceux là se cachent bien. Mais seulement un est parfait pour moi, un pour toi, un pour elle. Et c'est celui ci que je recherche, que tu recherches, qu'elle recherche.
Bien sûr que celui là a toutes les qualités qu'il faut, qu'il l'écoute et qu'il ne lui briserait pas le cœur. Mais sa présence ne lui manque pas. Elle ne campe pas près du téléphone quand il n'appelle pas. Elle n'est pas intriguée par un détail, elle ne trouve pas la faille attendrissante en lui. Sa perfection est universelle à ses yeux. Il n'a pas le détail qui fait que. Mais peut-être que c'est elle qui ne voit pas le détail en lui pour la bonne raison qu'il n'est pas son détail à elle. Ce détail c'est un sourire qui nous fait tomber, un trait de caractère, une maladresse, une attention, une mentalité. Quelque chose qui fait que cet homme est plus intéressant que tous les autres.
Je repense à George dans la saison 2 de Grey's Anatomy. Lorsqu'il rencontre Callie pour la première fois il est clair qu'elle le trouve attirant et qu'elle voit en lui quelque chose qu'aucune des autres filles n'a vu. Et Izzie s'exclame "Oh my God, George is her McDreamy".
La réaction d'Izzie traduit bien ce que j'essaie de dire. George is Callie's McDreamy, mais il ne sera jamais celui de Meredith.
So, okay he is a McDreamy... but just not yours...
01 novembre 2008
Nothing magic in the rain
C'était un choix de déménager et je l'assume. Mais quand même. Non c'était un choix. Mais on ne m'avait pas prévenu en même temps. D'accord c'est une excuse bidon. Après tout qui ne le sait pas.
J'ai un problème. De taille. Que je peux résoudre. Et du coup je suis énervée. J'en frôle la mort trois ou quatre fois par semaines, c'est dire.
La pluie. Mon problème c'est la pluie. Cette foutue pluie incessante ici. Quand j'ai déménagé ici c'était pour... pour quoi déjà ? Je ne sais même plus mais surement pas pour la météo que je savais capricieuse. Mais le caprice est à l'heure de l'euphémisme. Ce n'est plus du caprice. La pluie me rend dingue. Mercredi dernier j'ai frisé la noyade lorsque mes bottes prenaient littéralement l'eau. Je me suis également entrainée à la glisse sans patins en allant payer mon loyer. C'est l'automne. Tout d'abord ce n'est pas une saison que j'affectionne particulièrement mis à part pour ses couleurs chaudes et orangées. Mais l'automne ici perd ses quelques charmes tant la pluie assassine le peu de chaleur qui reste. Les feuilles sur le sol ne sont plus de jolies couleurs à collectionner mais des toboggans glissants sur lesquels je suis passée à deux doigts de la paralysie.
Et comme Addison "I can't find the magic" avec cette foutue pluie...












