Ma Vie de Capricieuse

22 ans... et toute une vie...

22 juin 2009

Toi et moi

21 juin 2009. Une date qui restera gravée dans ma mémoire.


J'étais sur scène, en noir de la tête aux pieds, mon écharpe orange, mes cheveux dans le vent et le soleil dans les yeux... et je t'ai vu arriver. A ce moment précis je suis restée sans voix et j'ai un peu bafouillé dans "Thank you Lord". Tu avais dit que tu viendrais et tu étais là. Devant la scène. Un signe de la main. Un sourire. On a enchaîné avec "Oh Freedom" et j'ai eu l'impression que c'était le chant gospel le plus long de l'univers. Mais quand Serge a fermé ses poings en guise de final, mon coeur s'est accéléré. Je n'ai pas pris le temps d'aller me repoudrer le nez, réarranger mes cheveux ou bien me changer.


Je suis allée vers lui. Il est venu vers moi. Il souriait. Je souriais.
"Hey !!!!" nous avons articulé en même temps.
Et on s'est pris dans les bras.
Naturellement.


Il m'a présenté à son pote et on ne s'est plus lâché pendant plus d'une demi-heure. A se sourire, se regarder, se toucher le bras un peu pour vérifier que tout ça est bien réel et non pas une représentation d'un souhait que j'ai depuis plus d'une quinzaine d'années. Et on a pris des photos. Pour immortaliser nos retrouvailles. On prenait les poses, sans se forcer pour sourire, le bonheur se lisait non seulement sur nos visages mais dans nos mots, nos voix et comme un frère, un ami il m'a pris dans ses bras, tout naturellement. Alors que l'on s'amusait sous l'oeil amusé de notre photographe improvisé, il m'a serré contre lui et m'a dit: "Maintenant qu'on s'est retrouvé, j'te lâche plus".

Je l'ai retrouvé. Et il n'y avait rien d'étrange, de bizarre. On s'est juste retrouvé. Et tout paraissait normal comme si l'on c'était quitté la veille. On a déliré toute la soirée, on s'est taquiné, on s'est parlé de nous, des autres, de nos envies, nos rêves, notre passé, notre présent, notre futur. "Toi et moi ce soir c'était facile, naturel, normal... ça prouve bien que ce que l'on avait été tellement fort que ça a résisté toutes ces années." Son pote était intrigué par notre histoire et surtout de nous voir si complices, si tendres l'un envers l'autre, si proches, si "brother and sister," si à l'aise et je ne peux m'empêcher de repenser à ce que Jérémie lui a dit à ce moment là:

"On se connait depuis toujours, avant c'était toujours Céline et Jérémie, Jérémie et Céline. Ensemble comme les deux doigts de la main. Chez moi, chez elle c'était pareil. Et le monde pouvait s'écrouler on s'en fichait tant qu'on était ensemble. On calculait personne à l'école, tout ce qui comptait c'était nous deux. Et ce genre d'amitié, même après dix sept ans de séparation, ça ne disparait pas."


Un magnifique résumé de notre complicité... j'ai retrouvé cet ami, mon premier ami... une journée exceptionnelle. Les mots sont trop faibles...

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17 juin 2009

Souhaits...

Petit tag de Mary auquel je ne résiste pas.. Pourtant finalement 8 souhaits ne se sont pas avérés aussi inspirés que je le pensais. Mais peu importe, je me lance...

1. Ecrire 8 souhaits

Remonter dans le temps: pour rencontrer mes grands parents que je n'ai malheureusement pas connus, discuter avec eux, leur poser 1001 questions sur leur jeunesse pendant la seconde guerre mondiale. Partager mes livres d'histoires avec mes ancêtres esclaves, essayer de comprendre, participer à leur lutte et les rassurer en leur disant que leurs efforts paieront un jour.

Vivre dans les années 60: c'est un peu dans le même esprit que celui de remonter dans le temps. Mais je crois que j'y resterais bien dans les années 60. Jeune fille élevée dans les années 50 je participerais aux mouvements étudiants avec ferveur, je serais militante aussi bien à Woodstock que dans la Marche de Washington et je voterais sans aucun doute pour Kennedy.  C'est une période qui m'intrigue, me passionne, me déride et me fascine. Tant de changements, tant de nouveautés, d'erreurs, de réussites... tout une génération !

Balayer les soucis de mes parents: tout d'abord d'un point de vue financier. J'aimerais qu'ils puissent vieillir ensemble, heureux, déchargés de toutes responsabilités et d'inquiétudes. Qu'ils finissent leurs vieux jours aussi insouciant que deux adolescents connaissant leur première idylle. J'aimerai qu'après tant d'années de sacrifices, d'insomnies et de cheveux blancs pour nous, ils s'occupent d'eux et rien qu'eux.

Avoir le courage de finir un manuscrit. Non pas pour être publiée, non pas pour être reconnue. Pour moi. Pour moi parce que ce roman, ce bout de littérature je veux l'écrire depuis des années et que je n'ai jamais eu le courage de m'y mettre. Des mots sur mon ordi, des pages blanches enduites de caractères noirs, des personnages qui pululent mon imagination. Une histoire, produite par tant d'idées, de pensées, de rêves loufoques enfin mise sur papier.

Être maman. Il y a trois ans mon ex m'avait demandé qu'elle serait mon plus bel accomplissement. Je lui avais répondu "être maman" et aujourd'hui je le pense encore. J'ai envie d'être maman. Pas tout de suite certes mais j'ai envie. J'veux sentir ses coups de pieds sur mon ventre, entendre son coeur battre pour la première fois sur l'écran, tenir la main de l'homme qui sera responsable d'un surpoids pour lequel je ne me plaindrai pas. J'veux le regarder dormir, sa respiration régulière, insouciant, le voir grandir, triste, heureux et que ma voix illumine son regard. J'veux qu'il puisse compter sur moi, no matter what.

Voyager. Claquer mon porte monnaie pour visiter ce qu'il y a au coin de la rue, de l'autre côté du globe ou à quelques centaines de kilomètres. M'ouvrir l'esprit avec d'autres cultures. Tomber amoureuse à New York, me régaler en Chine, admirer les côtes sauvages de Nouvelle Zélande, dépenser à Milan... Voir le monde tout simplement.

Retrouver mon insouciance. Celle de mon enfance. Celle du temps où une ballade en forêt suffisait à me combler. Une réalité où je n'avais aucune notion des comptes en banques et des loyers. Lorsque je faisais du shopping avec maman et sa carte magique. Du temps où j'avais un amoureux au CP qui s'appelait John et que je trouvais adorable qu'il ait taggué mon bureau de coeur rouge, même s'il m'a fallu poncer tout ça en fin d'année. L'insouciance qui me faisait apprécier la douceur, la simplicité, les petites joies. Une insouciance qui me séparait du tracas et de la peur. Toutes ces fois où rebelle et insouciante je me lançais à toute allure sur le toboggan du square, en avant en arrière, en fermant les yeux, à plat ventre... sans aucune notion du danger. J'aimerai retrouver ces sensations où j'osais sans peur du lendemain, sans cette petite voix qui me dit sans cesse "oui mais si..."

Le trouver. Celui qui ne sera en rien parfait mais qui m'ira parfaitement. D'aimer et d'être aimé pour le restant de mes jours. Celui auprès duquel je n'aurai plus peur de vieillir. Lui.


2. Dire à quoi me fait penser ces 10 mots :

* Message : sur le frigo, en texto, dans mon agenda, par mail, sur mon blog. J'aime les petits mots, courts, longs peu importe. Mais je pense aussi aux chansons, aux films qui délivrent souvent un message, une morale quelque chose à retenir.
* Blog : des rencontres toutes plus belles que les autres, des confidences, du partage. Un journal intime où je dépose mes envies, mes peurs et où des plumes des quatres coins de France ou d'ailleurs me répondent.
* Prix du livre : J'aimerai que le prix soit un critère malheureusement je résiste rarement.
* Croix : Autour de mon cou, une croix protestante. J'y tiens. C'est un symbole de celui en qui je crois.
* Scraps : excellente question, je sèche.
* Creation : je craque pour toutes celles qui utilisent leur machine à coudre. Pour ma part je suis plutôt scrapbooking, customization de mes accessoires.
* Bonheur : un sourire, un homme, une amie, des cookies aux pépites de chocolat, un calin, un regard complice.
* Vie : Comme dit Henry James, "Be not afraid of life. Believe that life is worth living, and your belief will help create the fact."
* Enfant : Comme je l'ai dit dans mes souhaits, je serai comblée le jour où j'aurai des enfants....
* Passion : J'aime avoir des passions et j'aime les gens passionnés. J'aime me donner à fond pour quelque chose, quelqu'un pour ne rien regretter.


3. Dire un mot sur sa taggueuse :

Mary... je ne sais même plus comment j'ai découvert Mary ou bien si elle m'a découvert, peu importe. Aujourd'hui Mary tu fais partie de mes lectures quotidiennes. J'aime ton univers, tes inquiétudes, tes envies, tes délices. Chaque jour tu me donnes envie de te connaitre davantage. J'aime savoir que nous avons des points communs, j'aime savoir que nos univers sont similaires et différents. Tu es pétillante et authentique. Je ne me lasse pas. J'aime ces citations que tu nous déposes chaque fois, je prends toujours le temps de les réécrire dans mon cahier de citations. J'aime ton côté fantaisie, ces tendances listes pour et contre que tu fais avant de prendre une décicion (la couleur rousse par exemple). Chez Mary c'est tout un petit monde et j'aime bien...

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11 juin 2009

Anything but with you

J'ai envie de croiser ton regard, d'y lire tes secrets. D'apprendre les contours de ton visage et de les retracer. J'ai envie d'entendre le timbre de ta voix. J'ai envie que tu me racontes. J'ai envie de savoir. J'ai envie que tu saches. Je veux te redécouvrir et même me dévoiler. Je veux une longue soirée, un porch, une balancelle. Des mots, des silences, des attentions comme j'aime. J'ai envie de pleurer et de rire avec toi. Siroter un café. Réinventer le monde au petit déjeuner. Faire des plans déjantés. J'ai envie de rêver dans tes yeux, d'écouter tes envies. De rattraper le temps perdu, ne plus perdre une seconde. J'ai envie de danser. De swinguer, tournoyer. J'ai envie d'un hiver et d'un feu de cheminée.

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J'ai envie te voir. De te regarder. D'essayer de revoir celui qui m'a manqué. Je veux qu'on se confie, qu'on partage nos désirs, nos peurs et nos sourires. D'écouter ton passé. Que l'on arrête le temps, qu'on redevienne enfants. Je veux ta main, tes doigts, déposés dans la mienne. D'un câlin de tes bras, de ta chaleur humaine. J'ai envie de voir qu'avec toi le monde est coloré. Que malgré nos faux pas, un beau futur est là. J'ai envie qu' ensemble on essaie de s'y projeter. J'ai envie d'écouter ton âme et même ton cœur. J'ai envie de nous, de ceux que l'on était.

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J'ai envie qu'on existe ensemble sans arrêt. J'ai envie de te remercier et de te demander. J'ai envie de simplicité et de banalités. J'ai envie d'une balade où je te saoulerais de mes anecdotes de filles et toi tu en rirais. J'ai envie que tu m'expliques ce que je ne sais pas. J'ai envie de douceur, de confiance, de sureté. J'ai envie que tu m'dises "j'suis heureux que tu sois là". Je veux  que tu visites mon jardin à secrets. Je veux que l'on revienne à ce que l'on a été. J'ai envie qu'on oublie ces quelques longues années. J'ai envie de poser mille et une questions. Et que tu y répondes sans tricherie ni mensonge. Je veux cette amitié qu'on avait débuté. Nos souvenirs communs qui se sont emmêlés.

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J'ai envie que tu sois là parce que tu m'as manqué.

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09 juin 2009

"J'aimerais tellement"

J'aime faire des découvertes musicales. Deezer et YouTube sont de vraies mines d'or pour cela. Je tape un nom d'artiste, de chansons, d'album et gentiment Monsieur YouTube me propose des artistes du même style ou ayant chanté les mêmes reprises. Parfois les surprises ne sont pas plaisantes mais il m'est arrivé très souvent de découvrir, d'apprécier, de craquer sur de nouveaux trésors musicaux.

... Jena Lee ...

Je ne sais pas si c'est son clip, sa voix ou ses textes qui m'ont attiré mais depuis deux jours (certes notre relation est récente et fragile mais je suis persuadée que lorsque son album sortira dans les bacs il raffermira les fondations de cette nouvelle idylle) mais j'écoute en boucle "J'aimerais tellement" de Jena Lee.

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Elle n'a pas un nom ordinaire pour une française, probablement parce qu'elle fut adoptée au Chili mais élevée en France. C'est une autodidacte. Une poète. Une bouffée d'air frais dans mon mp3. Mais je crois que mon coup de foudre fut pour son univers musical: l'emo rnb. Qu'est ce que le emo rnb? Je vous laisse checker sur son site internet, elle le définit à merveille avec ses propres mots. Mais en écoutant ses propos, ses chansons je réalise que moi, adepte incurable de la country music, j'aime aussi ce nouveau style emo rnb qui illustre parfaitement bien mes amours musicales.


J'ai ce petit côté emo lorsque j'écoute Tokyo Hotel, Evanescence ou encore 30 Seconds To Mars. Je ne suis pas gothique mais j'aime leur charisme, leur cheveux noirs parfaitement lissés et le noir autour de leurs yeux qui n'a rien de grossier. Les chansons d'Evanescence ont quasiment le pouvoir de me transcender, c'est probablement le but d'ailleurs, elles me donnent envie de voler comme dans le clip "Bring me to life". Et l'univers charismatique de Jena Lee est lui aussi chargé d'émotions.
J'ai ce petit côté rnb lorsque je craque pour Akon, Beyonce et les danseurs de hip hop. La culture rnb/hip hop me fascine. Je ne me lasse jamais du breakdancing, des moves de Channing Tatum dans Step Up, des chorégraphies de You Got Served (Street Dancers), de l'agilité de Columbus Short dans Stomp The Yard (Steppin). Les artistes rnb et hip hop ont des côtés bad boys, gangsters chargés de classe pour lesquels je fonds. J'aime les sonorités, les battle de danse, les scènes de rues, le beat boxing, leur baggys, leur casquettes en diagonale, leurs chaînes, leurs mentalités parfois.


Jena Lee a su nommer mon état d'esprit bizarre, non conventionnel lorsque j'actualise mon mp3 dans un mélo de Taylor Swift, Evanescence, Sean Kingston, Akon, Within Temptation. A chaque fois je me dis "est-ce possible de se retrouver dans deux mondes aussi différents, aussi opposés?" Jena me prouve que oui et me rassure dans un sens. Ses textes parlent de la mort, de la déprime, d'espoir. Ils ne sont ni tout noir, ni tout blanc, ils sont torturés, ils sont authentiques et intenses.

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Voici rien que pour vous des captures du clip, illustré par un jeune artiste chinois dont je vous parlerai très bientôt plus en détails car j'aime son univers également. Ses dessins renforcent le charisme de la chanson de Jena.

Ladies and gentleman let me present to you today... "J'aimerais tellement" de Jena Lee.


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Je n'ai pas pu vous mettre le clip il est protégé mais je vous laisse surfer sur YouTube si vous êtes curieux...

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08 juin 2009

Google me

Qui a inventé l'Internet? Qui a inventé Google? Parce qu'aujourd'hui j'ai envie d'écrire une "thank you card" mais je ne sais pas à qui l'adresser....


Quand je regardais Veronica tapoter sur son ordinateur je me demandais toujours sur quels sites elle se connectait pour retrouver les gens. Je me disais "si seulement...". Parce qu'après avoir déménagé il y a de ça plus d'une décennie maintenant, j'ai perdu le contact avec des proches, des amis, des connaissances. Il y a presque maintenant un an j'avais retrouvé mon cousin grâce à Mark Zuckerberger. Ce matin c'est aux créateurs de Google que j'ai envie de donner un big "hug" de remerciement...


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Hier soir, nostalgique j'ai tapé son nom dans google et la ville dans laquelle il a emménagé il y a une quinzaine d'années. Et dans le catalogue de la promo 2008 d'un certain master je l'ai trouvé...ainsi que son adresse email.
Sans peur j'ai osé parce que mine de rien je me demande ce qu'il est devenu, s'il se souvient de moi, ce genre de détails. Je lui avais déjà consacré une note en février 2008 et parfois je repense à lui.


"Ma requête va te sembler bizarre mais je surfais sur des sites et j'ai trouvé ton nom sur l'un d'eux et ça m'a frappé... car dans le temps, c'est à dire quand j'étais à l'école maternelle dans le 91, j'avais un pote du nom de Jérémie... Et jme demandais si c'était toi. Si non, pas de souci l'erreur est humaine. Si oui, tu te souviens de moi ? Viry Châtillon ? Ecole maternelle ? Une petite métisse...
Voilà, je sais que c'est un peu inhabituel mais je me suis dit... pourquoi pas..."


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Et ce matin il m'avait répondu et on a parlé plus d'une heure sur msn par la suite. De nos vies, de notre passé, de nos souvenirs, de notre quotidien, de nos points communs. On s'est connu quand on avait à peine deux ans et plus de vingt ans plus tard on se retrouve grâce à la magie de Google... Des retrouvailles inespérées, le début de quelque chose, d'une amitié restée en suspend... j'ai un sourire fixé sur le visage, des petits papillons dans le ventre et des images plein la tête, tant de bonheur mérite bien une magnifique "thank you" card...

Nous avons terminé notre conversation sur un "à bientôt" mais je n'ose pas fermer la fenêtre msn de peur de le perdre encore une fois...

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07 juin 2009

I love ?

Sur un conseil de Mary je me lance à mon tour dans une note j'aime et j'aime pas.

 

J'aime.

 

Parler. C'est un fait qui pourra être confirmé par tous ceux qui me connaissent. J'aime parler, discuter, partager, papoter. J'aime parler de sujet sérieux ou non, en groupe ou en tête à tête. Parler c'est apprendre à connaitre les autres, s'ouvrir, apporter, recevoir, se confier, s'exprimer, s'expliquer, se soutenir, déclarer. Et même quand je n'ai rien à dire, je trouve toujours quelque chose.

Vivre en musique. Parce que parfois les mots sont trop faibles pour exprimer une pensée, une idée, une souffrance et les artistes parviennent à chanter à merveille ce que je ressens. Du matin au soir, mon ordi ou mon mp3 chantent dans mes oreilles. J'aime tous les styles bien que je fonde littéralement pour les airs de country et les chanteurs folk. La musique me permet aussi bien de m'évader que de traduire mes émotions.

Mes cheveux. Comme Mary je passe mon temps à les toucher, jouer avec, les coiffer, les admirer. Si je passe 1h dans la salle de bain, 1/2 h est consacrée à mes cheveux; une chance que je vive seule. Mes cheveux c'est ma fierté, une représentation plutôt adéquate de mes origines, un atout diraient certains. Je les ai eu longs, très longs, aux épaules, au carré, méchés, avec des reflets, naturels... mais toujours aussi fins quoi que moins raides qu'avant . Ils s'emmêlent toujours lorsque le vent souffle, frisottent sous la pluie mais qu'y puis-je, je les aime ! Bref mes cheveux et moi... une longue histoire.

Rêver. Éveillée ou endormie peu importe. J'aime rêver à toute heure. Après avoir vu un film, un épisode de série je me rêve souvent parmi les personnages et je réarrange le scénario à ma sauce. Dans mes rêves je trouve toujours la réplique adéquate, la musique de fond et la force de. Pourtant quand j'en sors je ne suis ni blasée ni déçue de revenir dans un monde réel. Au contraire il m'arrive même d'être encouragée lorsque je me rends compte que j'ose beaucoup plus dans mes rêves ou que je suis moins ceci ou plus cela... j'essaie de changer et de faire de ma vie un rêve plus beau.

Les petites attentions. Les textos "have a nice day" de mon amie Chloe, les appels papotages de ma Cocotte, les hugs de Melie et Sasha, le sourire complice de Kévin, les "kss" de papa, les petits mots de Elise dans ma boîte aux lettres, la rose jaune de ma Cocotte pour mes anniversaires, les dessins de Leeloo, les mails truffés de recette de maman, les surnoms que me donne Maria, les calins de Jérémie et tellement d'autres petits rien qui signifient beaucoup à mes yeux.

Et j'aime aussi: le café, le vernis à ongles, le rose, les cheveux ondulés, la voix de Akon, les plats thailandais, les contes de fées, Dylan McKay, le hip hop, la nuit, écrire dans mon journal, les stickers que je colle partout, avoir raison, les papillons, cuisiner pour mes amis, les visites, les voyages, Taylor swift, June Carter, Needtobreathe, Lifehouse et Andy McKee le coucher du soleil, la neige, les ballades dans la campagne, Jane, Cecelia, Mark Twain, les sourires, les calins, les guitaristes, la simplicité, la vie.

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J'aime pas.

La chaleur. Je transpire, j'ai les mains mouates et parfois même je tombe dans les pommes. J'ai dans mes veines, du sang des îles mais je réagis mal à la chaleur, du moins à la chaleur étouffante. Non seulement elle m'assome mais elle me rend malade. L'été est parfois une torture loin de la mer ou lorsque le vent se fait rare. Je suffoque, j'ai des nausées, je suis épuisée. L'été et moi ça fait deux.

L'hyprocrisie. Je suis de nature franche et ouverte. Je parle des choses qui ne vont pas aussi bien que de celles qui vont. Je ne me cache pas derrière un quelconque masque. J'ose m'exprimer pour régler des différents. Je ne fais jamais semblant et je reconnais volontiers que l'on est pas tous fait pour s'entendre, mais que l'on peut essayer.

Les déclarations. Ce n'est qu'à moitié vrai. J'aime que l'on me rassure, qu'on me dise qu'on m'aime mais en même temps je déteste ça parce que ça me fait paniquer. Je deviens rouge, je suis gênée pour commencer. Puis ensuite ça m'angoisse parce que lorsqu'on m'aime je sens la pression sur moi, celle qui me dit que je ne veux pas décevoir. Quand on se fait des déclarations, tout devient plus officiel et j'ai toujours l'impression que ça fera plus mal lors des ruptures, des départs et des au revoirs.

Les fins. Il m'arrive parfois de traîner pour lire le dernier chapitre d'un livre car je sais que lorsque j'aurai lu le dernier mot, je devrais laisser les personnages de côté et passer à autre chose et je n'aime pas. Parce que en général je m'y attache, j'en rêve la nuit et ils font partie de ma vie. J'ai le même problème avec les séries, j'ai cru perdre des amies lorsque Veronica Mars et Gilmore Girls se sont arrêtées. Je n'aime ni les fins fictives ni les fins d'années scolaires ou non lorsque chacun repart pour l'été ou autre. Lorsque je sais qu'à la rentrée suivante tout sera différent.

Les préjugés. Que ce soit au look, à la nationalité ou au rang social. Mon cercle d'amis est très varié, je fréquente aussi bien des pseudo gothiques, de jolies bimbos, des garçons manqués, des adeptes du baggys, du survêt, des vieux, des jeunes, des américains, des français, des canadiens, des espagnols, des sportifs, des intellos, des littéraires, des scientifiques, des sans emplois. D'ailleurs j'aime être entouré de tous les styles car on peut ainsi s'apporter beaucoup. J'essaie de ne jamais avoir de préjugés car le passé m'a appris que l'on ne s'entend pas forcément avec ceux vers qui ont est automatiquement attiré à cause des ressemblances.

Et je n'aime pas également: le thé au lait, le orange et parfois le vert, les cheveux gras, Amy Winehouse, le steak tartare, les films d'horreur, Angelina Jolie, les moustiques, RyanAir, la pluie, la cornemuse, les mensonges, les Confessions de Rousseau, les carottes cuites, les slims pour les garçons, les séries en VF, les embouteillages, mon nez, le patins à glace, avoir tort, qu'on me raconte la fin du film que je m'apprête à regarder, les gens qui blessent pour le plaisir.

 

Needtobreathe___The_Heat

Posté par Cilyne à 21:28 - Ma vie d'égocentrique - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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