Ma Vie de Capricieuse

22 ans... et toute une vie...

03 juillet 2009

Rennes j'adore

Malgré tout ce chaos universitaire, j'ai décidé de retourner à Rennes en septembre... Masochiste? Nan. Oui Rennes a été un désastre académique sur toute la ligne. Et je suis tétanisée à l'idée d'avoir à subir ça une fois de plus mais malgré tout, Rennes j'adore.
J'adore parce qu'en Irlande j'ai beaucoup changé, je me suis recentrée sur moi même, sur ma vie, sur mes priorités. Et les amis que j'ai trouvé à Rennes sont exactement ceux dont j'avais besoin. Cette année a été remplie de bénédictions grâce au GBU (Groupe Biblique Universitaire), à Sandy et Béné de la fac, à mon fréro avec qui j'ai pu partager beaucoup. Les sorties shopping malgré un compte en banque vide, les nombreuses (très nombreuses) crêperies à la moindre occasion, les anniversaires, les soirées jeux, Thanksgiving, Noël. Les rencontres franco américaines, franco argentines, franco canadiennes. Ces soirées où toutes les langues fusent dans la pièce. Les petits déjeuners avec Mélissa. Les soirées Gilmore Girls avec Chloe. Mon nouveau dada de cuisinière. Les copines qui sont venus à Rennes. La chorale gospel. Ma "non date guy", ses encouragements musicaux, mon retour à la flûte traversière.

Rennes n'a pas répondu à mes attentes finalement. Rennes m'a donné beaucoup mieux. Je pensais trouver une réussite universitaire, je me suis retrouvée et j'ai rencontré des gens formidables. Et bizarrement ni la pluie, ni Rennes II n'ont réussi à me dégoûter de la Bretagne... alors finalement bonne ou mauvaise année ?

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Horriblement bonne. Superbement horrible. Quelque chose comme ça quoi ;-)

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Rennes je déteste

Une fin d'année plus que chaotique et overbookée. Une année pitoyable et excellente. Affreuse et fantastique. Une année où les sentiments opposés, les antonymes, les entités contraires se sont chevauchés à chaque instant. Une année que je présente en deux posts...

Quand j'étais petite je voyais le bac comme une finalité, je pensais aussi que je rentrerai à Harvard. Les années et le brin de sagesse que je possède m'ont montré que je devais oublier Harvard et que je ne m'arrêterai pas au bac. Je visais la licence et le concours de professeur des écoles. Puis Cupidon m'a touchée de ses flèches et j'ai développé un amour presque invétéré pour l'anglais. Me voici donc avec un nouveau plan de vie: une licence et le Capes. Les années passent... Licence en poche je m'expatrie sur l'île verte des leprechauns. Je suis heureuse.Déterminée. Rassurée. Rayonnante. Puis Rennes...

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Motivée par mon expérience d'enseignement en Irlande, je me lance dans le master... visant l'agrégation. Mais le Master 1 Monde Anglophone, qui selon le responsable de notre filière, se devait d'être un tour du monde sans bouger des amphi s'est révélé beaucoup moins attrayant que sur la brochure. Finalement on a bougé des amphi mais on a jamais fait le tour du monde. Parce qu'avec les grèves on a à peine vu les tableaux blancs et ses bancs raides (que je déteste tant parce qu'ils me font mal au dos) pendant le second semestre. On a travaillé sans avoir de notes pendant des mois. Les profs boycottaient nos emails. Les bloqueurs nous empêchaient l'accès à la bibliothèque. Déprime. Des mois sans rien si ce n'est cette envie de hurler sur les gouvernements, les profs, les bloqueurs, les anarchistes. Avoir un avis, des idées, les proclamer d'accord, mais empêcher certains de réaliser leurs rêves... je renonce.
Résultat: des profs ont oublié de noter mes travaux, je suis actuellement défaillante sur mon relevé, je n'ai pas réussi à finir mon mémoire de M1 et je me demande pourquoi au grand pourquoi j'ai quitté Tours, mon petit Aaron et son sourire, Seb et son côté queer, Mr Harris et son accent écossai, Mme B et son air de pimbêche... pourquoi j'ai quitté une fac où les profs sont anglophones, où l'enseignement était de qualité, où les profs étaient finalement là pour les élèves.

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Point positif: inscrite et acceptée à l'iufm pour la session 2009/2010. Préparation sérieuse et active du Capes.

Je suis fatiguée d'être étudiante. Je veux travailler... faire enfin ce pour quoi je suis faite. Fatiguée.

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22 mai 2009

Plan de carrière

Il y a toujours ces rêves que l'on fait étant enfant: moi je serai super star, moi maîtresse d'école, moi boulangère pour manger plein de bonbons et des gâteaux, moi coiffeuse pour avoir de beaux cheveux tout le temps... On a tous et toutes eu des rêves. Puis les années passent...
Mon rêve a toujours plutôt clair bien qu'il est penché parfois vers d'autres horizons je suis toujours restée plus ou moins fidèle à ma première aspiration:être professeur. Tout d'abord professeur des écoles puis à la découverte des langues, professeur d'anglais. Mais soyons réalistes, le système universitaire est en train de détruire ce que j'ai ancré en moi depuis des décennies.

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Et aujourd'hui, période de dossiers, de projets, d'inscriptions je me demande: que vais-je faire l'an prochain?


Cette année j'avais du abandonner le Capes que je ne pouvais pas mener de front avec mon Master pourri et mon job étudiant qui a pris des proportions que je n'avais pas planifiées. Le dilemme s'était posé à plusieurs reprises: le capes ou le job étudiant. Étant donné que ce job payait mon loyer, ma nourriture spirituelle (mes bouquins) et physique j'avais opté bien évidemment pour le job. Tout en sachant que ce qui avait en réalité fait pencher la balance est la relation que j'ai développée avec les élèves à qui je donne des cours, la relation de confiance, de travail et cette rage qu'ils ont de réussir (pour la plupart).

Et maintenant la question se repose, que vais-je faire l'an prochain ?

Je suis passionnée par l'enseignement et les langues (surtout l'anglais et le français je l'avoue). Et ces quelques derniers jours je me suis demandée: pourquoi pas professeur de FLE (français langue étrangère). Entourée d'étrangers anglophones ici j'ai passé l'année à les guider, à m'occuper de leur grammaire française, à les corriger, les encourager, leur expliquer. Et l'an dernier j'ai pris mon pied, oui faut le dire, à enseigner le français à mes petits irlandais. Serait-ce ma vocation? Tous mes amis et ma famille m'ont toujours dit que je serai une super prof, ce qui rassure dans un sens mais... prof de quoi? Et plus je parle du FLE plus on me dit que c'est une idée super. Mes amis anglophones sont ravis et m'ont avouée qu'ils me verraient bien dans ce rôle tant mon soutien leur a été précieux cette année. Je me demande depuis plusieurs mois pourquoi Dieu m'a envoyée ici dans cette ville où je ne connaissais pas une seule âme si ce n'était mon frère. Serait-ce pour que je change mon plan de vie? Serait-ce pour que je trouve ma vocation?

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Aujourd'hui je n'ai toujours pas pris ma décision, je suis inscrite à l'IUFM pour le capes et je remplis mon dossier pour le FLE, je me donne un sursis, de la réflexion, des demandes de conseils et des prières.


Parce qu'après tout cette petite décision n'infuencera que le reste de mon existence...

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16 avril 2009

Un mémoire d'imagination

L'écriture n'a jamais été un problème pour moi. Les rédactions étaient mon point fort bien que parfois je ne puisse respecter les consignes du prof lorsqu'elle nous demandait d'écrire deux pages j'en écrivais cinq.

Qu'y pouvais-je moi si mon imagination est débordante?

Ah mon imagination et moi c'est une sacré histoire. Elle déborde, se déverse sur des pages au nombre indéfini, me remplit l'esprit jour et nuit, crépite dans ma tête et brule le bout de ma langue.
J'ai toujours écrit. Depuis toute petite, que ce soit dans mon journal que je tiens depuis plus d'une dizaine d'années, dans ma correspondance avec mes amis, dans des ébauches d'histoires, sur les pages de livres inachevés, dans des nouvelles de ma plume ou sur ce blog. L'écriture me permet de m'évader, d'écrire toutes celles que je rêverais être, ce que je ne suis pas, ce que je suis, ce que j'attends, ce que je redoute. J'autorise mes héroïnes à vivre la vie que j'aurais aimé avoir, la vie dont personne ne veut. Elles peuvent jurer, maudire et hurler tout ce que je n'oserais jamais prononcé. Elles peuvent ressentir ce que j'ai moi même ressenti. Elles sont heureuses quand j'ai du mal à l'être, elles me partagent leurs expériences. Mes héroïnes sont toutes celles qui sommeillent en moi et qui ne peuvent s'exprimer dans l'espace d'une seule vie.


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L'écriture me permet de m'évader, de m'ouvrir l'esprit. Quand j'écris je visualise, je comprends, j'analyse, je réalise.
L'écriture c'est ma thérapie.

Mais ce mémoire j'ai du mal à l'écrire même si le sujet me passionne. Je suis bredouille devant mon ordinateur à la fin de la journée. J'ai réussi à écrire trois pages seulement ce qui est déjà bien considérant la panne sèche de ces quatre derniers mois. Mais tout de même je manque d'inspiration. Car ce mémoire c'est une analyse, une étude, un sujet de recherche pour lequel il ne suffit pas d'écrire pour raconter une histoire car elle est déjà écrite il faut au contraire écrire pour la critiquer, la remettre en question, l'analyser et mon imagination n'y est d'aucune aide.


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Car je suis une conteuse...
et mon savoir faire c'est de raconter mes propres histoires.

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27 mars 2009

Change your mind

L'humeur de ces derniers jours est plutôt à l'indécision. Du "questionning", du "wondering" à longueur de journée. Je suis à quelques jours de mes vingt trois ans, encore jeune me direz-vous et j'acquiesce sans hésitation, mais... Non pas parce qu'il y a toujours un "mais" ou que je sois tout simplement contradictoire: mais parce oui je suis jeune mais je ne veux pas non plus perdre mon temps.

Durant la licence j'avais un but, même avant cela j'avais un but. Je devais avoir environ six ans quand j'ai décidé de devenir institutrice ou professeur.

J'avais envie d'enseigner, de partager mes connaissances, d'apprendre aux autres, d'aider quelqu'un.

En grandissant je faisais la classe à mon frère, à mes poupées, j'aidais mes camarades en classe dès que j'avais fini, je jouais un peu les tuteurs. Et si dans mon lycée j'avais eu l'occasion d'être une tutrice officielle je me serais lancée sans hésitation. Au lieu de ça je donne des cours particuliers à droite, à gauche et 'I enjoy every bit of it'. Alors j'ai mené ma petite barque, lycée, fac d'anglais et je savais où j'allais, puis assistanat qui me confirme que je ne me suis pas trompée "after all", ce qui rassure.
Mais aujourd'hui je ne sais plus... je me rends compte que la vie n'est pas comme dans un film. En fait non je le savais déjà mais j'en prends plus conscience, je prends conscience que même lorsqu'on est sûr de quelque chose, les aléas de la vie peuvent tout chambouler. J'avais un plan, une ligne directrice, un chemin tout tracé.

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(photos tirées du clip "Take my Heart Back" de Jennifer Love Hewitt)

Aujourd'hui je suis en pleine nature,  comme dans un parc nationale gigantesque où tout est à perte de vue, je suis sans plan, sans carte, sans boussole et
je n'ai aucune idée des prévisions météo
.

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11 janvier 2009

Mes parents passent le Capes

Je suis un peu dépassée, je dirai même un peu beaucoup. Je pensais réellement en être capable mais mon état d'avancement et de productivité m'a récemment prouvé le contraire. Je suis actuellement en Master et je passe le Capes en même temps. Toute seule comme une grande. Ou bien une dingue un peu trop ambitieuse. Mais je ne suis pas du genre à abandonner, surtout pas lorsque mes parents m'ont payé tous les livres adéquates pour travailler et qu'ils sont derrière moi. Mais c'est à se demander si je le fais pour moi ou pour eux.
La vérité c'est que je le fais pour moi, parce que je suis née pour enseigner, pour transmettre aux autres mon amour pour l'anglais. Et que le Capes m'y donnera accès. Mais le faire seule... je me suis peut-être surestimée.
Et aujourd'hui c'est papa lui même qui m'a dit "peut être devrais tu laisser le Capes de côté. Ne vas pas te stresser plus qu'il ne faut... tu as le temps". J'ai eu l'impression de reprendre ma respiration après des semaines d'apnée.
Je n'ai pas encore pris ma décision mais rien que de savoir qu'ils comprennent et qu'ils me soutiennent quoi que je décide, je me sens mieux.

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25 octobre 2008

Moi sur des patins

zdOn dit que le ridicule ne tue pas. Je dis certes mais tout de même. Quand le groupe a décidé d'organiser une soirée patinoire je reste silencieuse. J'ai envie de me prononcer mais je suis nouvelle dans le groupe et je ne veux pas passer pour une rabat joie. Mais franchement la patinoire ! Ce n'est pas que je n'aime pas trop ça mais plutôt que je déteste ça. Parce que franchement glisser sur des patins, j'ai du mal. C'est "non-naturel". Moi je marche sur mes pieds. Mais je ne peux pas me résigner à louper une soirée.
Bon je l'avoue c'était moins pire que ce que j'avais prédit. Mais je ne suis toujours pas le nouveau Philippe Candelero. Tout d'abord parce que je suis une fille, et ensuite parce que mes jambes sont de véritables poteaux sur la piste. "Mais tu marches au lieu de glisser". J'ai envie de répondre "oui parce que marcher c'est naturel chez moi, étrange huh ?"  Heureusement que les garçons sont adorables et me tenaient la main. Alors je suis probablement passée pour une nouille trouillarde... mais je ne suis pas tombée et j'ai passé une bonne soirée avec tout le monde. Moi je vous dis la patinoire c'est un bon plan finalement, prenez notes chère célibataire: prétendez être nulle en patins (ou soyez le tout simplement, ce qui est mon cas) et agrippez vous à un cher et tendre sous prétexte que vous avez peur de tomber, croyez en mon expérience, ça rapproche ;-)

Mais bon pour ne pas prendre de risque, la prochaine fois je dis: bowling !!!

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15 octobre 2008

2 directeurs pour un mémoire

Grande nouvelle, grandissime même ! J'ai un directeur de mémoire. Il y a quelques jours encore j'en avais même deux. Je vous dis moi, on arrête pas le progrès. Mais histoire de ne pas trop me la péter et ne pas me faire remarquée (trop tard !) j'en ai viré un (gentiment). Donc: j'ai un directeur de mémoire spécialiste de musique américaine du jazz au hip hop. Il m'a même donné une bibliographie. Je ne sais pas si vous visualisez la chose. Une bibliographie, liste de livres susceptibles d'être utiles à mon mémoire. Mais là c'est THE bibliographie, elle fait deux pages. Alors j'ai quitté la BU avec 5 livres et j'en ai lu un. Non c'est pas vrai, j'en ai commencé un. A peine. Brièvement en fait.
Alors oui je croule sous la surcharge de boulot. Enfin je devrais. Moi je passe plutôt mon temps à mâter Gilmore Girls, j'ai repris un marathon série, je regarde tous les épisodes depuis le tout premier. Et puis avec les inédits de One Tree Hill, Gossip Girl et Desperate j'ai beaucoup beaucoup de mal à me mettre au boulot.
Je devrais pourtant hein ????

Ne nous attardons pas sur des détails d'emploi du temps. La news du jour: j'ai un directeur de mémoire !

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28 septembre 2008

Original et non exploité

Un weekend entier à verifier mes e mails chaque minute. Réactualisation de la page, vérification de la bonne réception des messages. Je frise la crise d'hystérie.

Mon entretien de jeudi après midi avec le directeur du département d'anglais fut très instructif. Et Cam la It Girl avait raison (à croire que tu es voyante chère amie). Le sujet de Jane Austen est un classique dans les mémoires de master 1. Un classique qui tant à agacer tant il manque d'originalité. Un sujet revu et revu qui en devient lassant. Le risque: survoler un sujet trop bien étudié ou plagier le travail de mes nombreux prédécesseurs.

La question qui me hante m'est alors revenue en pleine figure, cette question quasi existentielle que me posa le directeur: "quelle est votre passion, qu'est ce que vous aimez ?" Certes j'aime Jane Austen mais ce n'est pas tout. J'aime aussi les années soixante. Et je suis fascinée par leur richesse. Et j'aime aussi le hip hop (je ne suis pas danseuse, loin de là) mais j'aime cet état d'esprit beaucoup plus complexe que l'on ne veut bien le croire. Je m'étale pendant l'entretien, le directeur me voit enthousiaste "c'est un sujet original, non exploité, et je sens cette passion nécessaire... je crois que vous n'avez plus besoin de moi".

Mon sujet: "L'émergence de la culture hip hop nouvelle voix des Noirs Américains aux Etats Unis."
Un hic ??? Trouver un directeur de mémoire. Si seulement ils répondaient à mes foutus mails...

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21 septembre 2008

Jane Austen fait du hip hop dans les années 60

Parfois je me demande pourquoi certains choix deviennent
une véritable affaire d'état dans mon petit monde.

Une décision à prendre et j'en fais une véritable série télé à épisodes. Je suis indécise et encore le mot est faible. Je ne sais pas. Pire, je n'en sais rien. Et ici le mot "rien" est crucial. Car il résume ce que j'ai effectué pour mon mémoire de Master 1. Rien. Vous me direz que nous sommes seulement au début de l'année, vrai je dirais mais si je n'arrive même pas à me décider sur le sujet de celui ci je ne risque pas d'écrire les 50 pages demandées.

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Un jour je décide de m'atteler à la culture populaire américaine et mettre à profit ma culture populaire trop souvent dénigrée par certains mais de plus en plus recherchée par les intellectuels des facultés. Le lendemain j'hésite: culture populaire oui mais quel aspect en particulier ? Les médias et leur influence, les séries télé et le cinéma hollywoodien en représentation du rêve américain, le hip hop et son influence. Ce dernier sujet me fascine ou est ce la représentation du bad boy graffeur écoutant du rap us qui m'a toujours séduite, difficile à dire. Mais tout de même, je lis des revues, des critiques et j'apprécie cette dimension sociale voire politique que prend de plus en plus la culture hip hop. Et je me surprend à me poser des questions telles que: que penserait Martin Luther King de cette "culture de rue"? Serait il adhérent au mouvement ? Approuverait-il ? Et si la culture hip hop s'avérait être une réactualisation des mouvements pour les droits civiques des années 60. Les théories sur la question ne cessent de fuser et le débat est intéressant. Mais l'est-il assez pour risquer mon année de master dessus ???

C'est alors que la sagesse de mon frère m'éclaire:
"Ta passion, c'est quoi ?"

Quand je suis rentrée chez moi cette après midi je n'avais que cette question dans la tête. Si je n'avais qu'une passion les choses seraient facilitées: l'anglais, le canada, la country musique, les années 60 et... et... Jane Austen. Je me demande même pourquoi je n'y ai pas pensé auparavant. Alors, il est 19h39 et je me suis décidée pour écrire mon mémoire sur Jane Austen (je déciderai sur quoi exactement plus tard). Mais en écrivant même ces quelques lignes je doute déjà et je me dis que tout de même les années 60 j'aime bien aussi !!!

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Indécise... c'est le mot que vous cherchez je suppose !

Posté par Cilyne à 19:49 - Ma vie d'étudiante - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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