Ma Vie de Capricieuse

22 ans... et toute une vie...

21 mai 2009

Besoin d'envie

Une petite note bordélique, balancée comme ma pensée en mouvement constant, jetée comme mes idées en ébullition.

¤ J'ai envie de pouvoir enfin enseigner. Des piles de copies allant du très bien au décevant, du stylo rouge, de l'encre bleue, des ratures, des fautes, des surprises.
¤ J'ai envie de retourner dans cette prairie. Le soleil sur les joues, le vent dans les cheveux et ses yeux qui pour la première fois m'intimidaient presque.
¤ J'ai envie de trouver une nouvelle passion: la photographie, la couture, le jardinage. Un échappatoire à la monotonie des jours. Un petit bout de vie fait de mes mains.
¤ J'ai envie d'écrire une nouvelle, un conte, un roman, une intrigue, une correspondance.
¤ J'ai envie de passer du temps avec mes copines, un brunch, un petit déj, un déjeuner... entre filles, rien que du glamour, des potins, des confidences à n'en plus finir et des calories.
¤ J'ai envie de sentir le sable chaud sous mes pieds et patauger dans l'écume de la mer.
¤ J'ai envie de cheveux délicatement ondulés, à l'anglaise.
¤ J'ai envie d'achever cette trop longue aventure universitaire, partir mon diplôme en poche.
¤ J'ai envie d'une vrai "graduation", cape et chapeau comme pour marquer la fin d'une époque et le début de tout le reste.
¤ J'ai envie d'avoir mon vrai appartement rien qu'à moi au lieu de déménager de cité U en cité U, et d'installer ma bibliothèque IKéa pour mes livres.
¤ J'ai envie de me lancer dans la cuisine asiatique.
¤ J'ai envie d'apprendre la guitare, composer des ballades aux rythmes country.
¤ J'ai envie de partir loin, ou près peu importe. Partir en voyage, un roadtrip, backpacking around Europe, du nouveau, de l'étranger.


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J'ai envie de faire quelque chose que je n'ai jamais fait...

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30 décembre 2008

A bout de la France

C'est un peu comme une course dont je ne vois pas la ligne d'arrivée. J'ai beau avancer je ne sais pas où ni quand je dois m'arrêter. C'est beaucoup moins facile de se sentir motivée lorsque le but, l'aboutissement reste flou. Alors je ralentis la cadence, pourquoi se presser vers de l'incertain ? Et je ralentis encore. Aujourd'hui je suis presque à l'arrêt... voire à reculons.

Je suis fatiguée. Je suis pire que démotivée. Je suis épuisée.
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Mon année en Irlande m'a permis d'éclore, de révéler ma beauté intérieure et l'âme de professeur qui sommeillait en moi. L'Irlande m'a vue m'épanouir dans ma salle de classe. Je pouvais enfin vivre de ma passion. Mais le rêve n'était que temporaire et la France ne m'offre pas le même. Titulaire d'une licence je dois encore étudier pour X années avant d'être professeur d'anglais. Malheur à moi d'avoir opté pour le Master cette année. "Aire anglophone" que disait la brochure, un panorama des cultures des différents pays anglophones tels que l'Angleterre, les Etats-Unis, l'Australie... afin de faire découvrir ce qu'est l'anglais autour du monde. J'ai lu noir sur blanc que ce Master nous préparerait aux concours de l'enseignement. Alors je me pose une question: Pourquoi une publicité mensongère ? Parce que la vérité c'est que je n'ai qu'une heure et demi d'anglais par semaine (et autant d'espagnol à vrai dire), que j'ai des cours de critiques littéraires et civilisationnelle en Français, dans lesquels on étudie des penseurs du Formalisme Russe à la pensée stucturaliste pour ne citer qu'eux. Quel est le lien avec l'anglais ? Pourquoi nous noter sur nos pensées ? Est ce que Montesquieu et Rousseau étaient notés sur ce qu'ils pensaient ? On les critiquait, on leur répondait certes mais on ne les notait pas sur un essai qui déterminera leur avenir et leur semestre de master d'anglais. Qu'est ce qui ne tourne pas rond en France ? Comment peut-on appeler un master, "aire anglophone" si l'anglais n'est qu'une partie mineure du programme ? Je ne comprends pas...
Et je suis à bout de souffle, à bout de tout. Je n'arrive plus à me motiver. Alors je me suis lancée dans le Capes (en plus du master) en externe. Moi et mes bouquins. Et je prends la poussière autant qu'eux sur mes étagères. Je m'essoufle et je me demande où est le temps où je pétillais d'énergie et de soif de connaissance. Je le suis toujours mais l'université efface petit à petit ma passion. J'essaie juste de tenir bon. Mais avec toutes ces réformes, la suppression des IUFM, la masteurisation des concours de l'enseignement je me demande...

Je sais pour quoi je suis faite: professeur. Je le sais, je le ressens, je le vois.
Mais le système français nous effrite, nous affaiblit, nous éteint et c'est dommage...

Ce post est le pourquoi de ma longue absence sur mon blog... je suis fatiguée et je n'arrivais tout simplement pas à le mettre par écrit.

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Je suis toujours aussi fatiguée.
Mais sereine en même temps... ce qui est très étrange.

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01 novembre 2008

Nothing magic in the rain

C'était un choix de déménager et je l'assume. Mais quand même. Non c'était un choix. Mais on ne m'avait pas prévenu en même temps. D'accord c'est une excuse bidon. Après tout qui ne le sait pas.
J'ai un problème. De taille. Que je peux résoudre. Et du coup je suis énervée. J'en frôle la mort trois ou quatre fois par semaines, c'est dire.
La pluie. Mon problème c'est la pluie. Cette foutue pluie incessante ici. Quand j'ai déménagé ici c'était pour... pour quoi déjà ? Je ne sais même plus mais surement pas pour la météo que je savais capricieuse. Mais le caprice est à l'heure de l'euphémisme. Ce n'est plus du caprice. La pluie me rend dingue. Mercredi dernier j'ai frisé la noyade lorsque mes bottes prenaient littéralement l'eau. Je me suis également entrainée à la glisse sans patins en allant payer mon loyer. C'est l'automne. Tout d'abord ce n'est pas une saison que j'affectionne particulièrement mis à part pour ses couleurs chaudes et orangées. Mais l'automne ici perd ses quelques charmes tant la pluie assassine le peu de chaleur qui reste. Les feuilles sur le sol ne sont plus de jolies couleurs à collectionner mais des toboggans glissants sur lesquels je suis passée à deux doigts de la paralysie.

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Je suis formelle je déteste la pluie. Elle m'empêche d'être heureuse. Elle m'empêche d'apprécier les dégradés des arbres. Elle m'empêche d'apprécier la frime d'une nouvelle casquette trempée par les gouttes. Elle gâche mon brushing. Elle me déprime. Elle me fait râler à tout bout de champs.

Et comme Addison "I can't find the magic" avec cette foutue pluie...

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13 juillet 2008

Where have you been ?

Un post en désordre, un post sur tout, sur rien. Quelques lignes pour retracer plus de 15 jours d'absence sur mon blog.
- Une énormissime et colossale rage de dents. Une nouvelle dent de sagesse pointant son nez sous ma gencive en feu. Trois jours avant de commencer mon nouveau boulot. Clou de girofle, bain de bouche, eau salée, alcool, paracétamol. Une vraie pharmacie de grand mère ambulante.
- Une réponse pour mon logement. Sur liste d'attente.
- Une overdose téléphonique suite à ma première semaine au secrétariat médical.
- Le Monde de Narnia, chapitre 2 & Sex and the City, le film.
- Une soirée chez Manu.
- Les soldes. Les soldes. Les soldes.
- Une fête de famille.
- Des nouvelles de Klaudio, Eimear, Catina, Kelly et Mark.
- 2 nouveaux sacs. Trois nouvelles paires de chaussures dont des santiags.
- Une fête de famille.
- J'ai finalement mon logement l'an prochain.
- Un anniversaire.
- Une annulation. Je me suis défilée face à la nouvelle invit de Manu. Je ne le vois pas comme ça.

Et finalement un petit sentiment de tristesse... pas un post depuis le 28 juin et pas un seul commentaire pour me demander où je suis...

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24 mai 2008

Demain dans cinq ans

Je me suis plainte et exclamée lors de mes vingt deux ans. Et pour ceux qui me diront que je suis jeune, repensez quelques minutes à vos propres vingt ans et cette impression de vieillir un peu trop vite. On y passe tous alors ne me jugez pas, ne me critiquez pas pour être celle que vous étiez il y a quelques années. Mais ce n'est pas le sujet de ce post.

J'y pense depuis quelques semaines, j'essaie de comprendre, de trouver une raison valable. Je me demande pourquoi ces 41_meganeothbonds de quatre ou cinq ans ? One Tree Hill puis maintenant les housewives les plus populaires de la planète. Je ne me plains pas vraiment, la saison 5 de One Tree Hill est l'une des meilleures. Mais pourquoi ? A t-on oublié comment vivre ? Comment prendre le temps de vivre sa vie sans se précipiter. La vie est courte certes mais ne vaut il pas mieux prendre le temps de ne réaliser qu'un nombre restreint de choses (tout est relatif) certes mais de le faire bien, plutôt que de se ruer vers l'avenir, de se hâter à ceci et cela, se presser et ne rien apprécier, bâcler sa vie en deux temps trois mouvements. En ce qui concerne One Tree Hill, un bond de quatre ans signifie presque passer outre une partie de la jeunesse des personnages. Probablement les meilleures années d'une vie. Et c'est ainsi que la psychiatre rappelera à Hayley et Nathan de vivre, de profiter, de se souvenir qu'ils sont jeunes. Serions-nous trop pressés d'indépendance, de liberté, de maturité ? Quelle indépendance ? Celle des factures et des responsabilités. Je me demande pourquoi avancer aussi vite, quel besoin urgent fait que nous ayons l'impression que le monde ne va pas assez vite ? Je me souviens d'ailleurs de ce film avec Jennifer Garner, lorsque la petite Jenna émet le souhait d'avoir 30 ans. Je m'interroge. Bien sûr que grandir c'est excitant. Mais ne devrait on pas y aller pas à pas. Le fait de sauter plusieurs années dans ces séries m'interpelle: pourquoi les scénaristes veulent à tout prix avancer plus vite que la réalité ?

J'ai quelquefois, souvent même, l'impression que je suis légèrement à la traîne, toujours un peu en retard, trop lente peut-être. Mais maintenant que j'y pense: suis-je trop lente ou bien est-ce le monde qui tente d'aller trop vite ?

Parce que dans un sens ça nous donne l'impression de pouvoir se coucher, de partir en vacances et de revenir fraîs, mûre, débarassé de tous problèmes... comme d'une saison à l'autre.
C'est si facile de tout résoudre sans jamais passer par la case processus de résolution.

Mais c'est pas ça la vraie vie n'est ce pas ?

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27 mars 2008

J'ai peur

J'avais 18 ans quand j'ai vécu seule pour la première fois. Les premiers jours sont effrayants, un petit bruit, le vent, quelqu'un qui frappe à la porte. On s'habitue peu à peu à être seule et à ne compter que sur soi même. Et après quelques temps on se demande comment on se réhabituera à vivre avec d'autres.
Mais aujourd'hui je me demande comment revivre seule. J'adore vivre seule: je mange quand je veux, si je veux, où je veux, ce que je veux, me couche quand je veux. Je peux me balader en sous vêtements toute la journée si j'en ai envie ou bien regarder des Friends jusqu'à 2h du mat' sans déranger personne. Alors pourquoi je me demande tant. Et bien parce que aujourd'hui j'ai peur. Peur des petits bruits, du vent dans les fenêtres, du bois qui travaille, des grincements. Un bruit et je sursaute. Je viens de passer deux jours seule à l'appart parce que je l'avais décidé. Je ne sais pas combien de fois je me suis assurée que la porte était bien fermée, qu'il n'y avait personne nulle part. Je vérifiais dans la chambre de Maria parce qu'il y avait du bruit. Le soir dans mon lit, je suis crispée, tendue, parce que j'écoute, je surveille. Quand j'étais petite, j'avais ce gros nounours planté au coin de mon lit tel un garde du corps, une sentinelle peu importe tant qu'il me protégeait. J'ai l'impression de retomber en enfance et d'avoir peur de monstres imaginaires. Sauf que aujourd'hui ces monstres sont réels et même s'ils ne m'ont pas fait de mal, ils en ont fait il y a quelques temps à maman puis récemment à... Et même si je ne devrais peut-être pas être à ce point touchée, perturbée, je le suis. J'arrive pas à dormir. Peut-être que moi aussi je m'en veux et que la vengeance m'empêche de dormir..

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J'ai peur. Peur quand je suis toute seule. Peur de m'endormir pour faire des cauchemards. Peur dans la rue parfois. Peur pour toi.
Peur pour elles. Peur pour moi.

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23 février 2008

Arrête de manger !

Normalement je mange équilibré. Relativement équilibré. Mais depuis que je suis en Irlande, c'est pire que la cata. D'abord il y a eu l'après famine irlandaise et le culte de la pomme de terre. Puis l'art de la salade chaque soir. A la maison je prends toujours des mini portions, un appétit d'oiseau malgré la volonté de maman. Ici, je mange comme quatre. Pourquoi ? Parce que je mange des salades et des petits riens qui ne me remplissent pas. Après chaque dîner je suis affamée et je m'enfile (parce que oui c'est le mot): bols de céréales, biscuits, toasts. Remarquer le pluriel de l'encas après dîner. Je dévore des conneries, des chips et des biscuits. Parce que le repas nous a pas remplis. Parce que je ne mange pas de viande. Encore moins que en France. Et parce tout est graisseux, huileux et truffé de pomme de terre. Welcome to Ireland. Mais le pire dans l'histoire c'est qu'aujourd'hui je me suis jetée sur la purée avec le poisson. Moi qui disait que je ne voulais plus manger de pomme de terre pendant 1/4 de siècle et bien je me damnerais pour un McBacon avec double portion de frites juste pour me sentir bien calée !!!

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20 février 2008

Die ?

J'ai passé une mauvais journée. Et dès ce matin, je l'ai senti. Immédiatement. Comme un courant d'air dans le creu de ma nuque. Annuler mes cours ? Prétexter une maladie soudaine ? Je vis à l'école et tout le monde le sait, ce qui signifie rester cloîtrer hermétiquement parlant durant toute la journée... Le choix est rapide et c'est d'un pas extrêmement peu convaincue que je suis allée dans la salle de bains. Cardiaque s'abstenir. J'ai probablement passé un peu trop de temps sur le ring, cette nuit où au bord de la côte car j'ai la figure bouffie et les cheveux quasi crépus. Je me suis brûlée avec mon fer à lisser. Mais le doigt cette fois. Une fois dans la cuisine, je sentais que la journée allé être pourri. Parce que Capture0115deux minutes avant j'avais sans succès essayer de faire fonctionner Internet en grève depuis hier soir. Je suis énervée. Il est 08h30. Je dois imprimer un cours pour 13h20. Je n'ai pas Internet pour vérifier la taille exacte de la Tour Eiffel et la démographie parisienne. Les ports usb de mon ordi sont hors service depuis deux jours. Sans explication. Ce qui signifie aucun moyen de connecter une imprimante, de mettre sur usb pour imprimer à partir d'un autre pc, d'utiliser mon disque dur externe, de transférer de la musique sur mon mp3. Bref d'utiliser mon ordi. 09h, toujours pas Internet et toujours pas imprimer mes cours. 10h20, je me fais virer de ma salle, heureusement gentiment et légalement, je parcours l'école pour atterrir dans la salle informatique (quelle ironie !) qui est fermée. Marathon ce cours là. Tout ça pour deux élèves en manque d'inspiration. Je tente Internet dans la salle d'infos: mot de passe ? 11h Internet marche miraculeusement. Je m'envoie un mail pour imprimer mes cours dans la salle d'impression. Une fois là bas, Internet ne fonctionne pas. C'est une blague ? Conor me prête son ordi. "Dis tu l'as acheté avant l'appartion du haut débit nan ? Parce que c'est lent quand même". J'imprime à partir du Pc de Eddie. Découpage, collage, re découpage. 11H45: Direction photocopieuse. "250 photocopies ? Non non vas y prends ton temps. Avec un peu de chance quand t'auras fini y'aura plus d'encre et je devrai tout copier à la main". Je photocopie. 12h: Je vais en cours. Je mange. 13h20: Je fais mon cours, armée de mes photocopies. "Alors la ville de Paris est divisée en arrondissements, c'est comme des petits quartiers dans la ville (je montre un schéma des 20 arrondissements)". 5 minutes plus tard "Céline, ce que tu as écrit au tableau, arrondissements c'est quoi ?". Ou les élèves me haissent ou je suis une très très mauvaise prof. 15h20 je finis mes cours. Direction appart pour lire l'e mail du frère et télécharger les pilotes censés m'aider à réparer la question usb. Internet ne fonctionne pas. C'est à ce moment que j'ai sérieusement envisager le suicide. 18h je reviens à l'appart avec mon dîner, je tente Internet. Connexion. Débit. Je lis mes mails, tente tant bien que mal de comprendre le charabia du frère. Je télécharge. J'appelle au désespoir le frère; "tu renommes l'extension du fichier". Euhhh extension ? Comme pour les cheveux ? J'installe. Je redémarre. Je prie. Ca ne fontionne pas. 1h sur msn avec le frère à désinstaller, réinstaller, mettre à jour. Jusqu'à ce que... "Bah si après les réinstallations ça ne fonctionne plus, ils sont sûrement die". Die ? Comme dead, kaput, finish ? Mes ports usb sont peut-être (parce qu'il y a encore une once d'espoir, celle que que le Bichou ne sache pas tout et qu'il reste une solution) morts. Je raconte ça à mamant et elle me dit: "et c'est mauvais ça hein ?". Mauvais ? J'aurais dit catastrophique moi !!!!
Ouais, la journée avait bien commencé... puis je me suis levée !

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22 janvier 2008

Laissez nous tranquilles

Alors c'est vrai ? Ce n'est pas de la paranoïa ou bien une simple rubrique dans le journal de 20h. C'est vrai ? On se lasserait presque des faits divers de PPDA... c'est un peu comme un vieux disque rayé ou poussiéreux n'est ce pas. Il nous raconte toujours et trop souvent la même chose. Mais au moins un disque on peut le nettoyer, au pire le jeter si c'est irrécupérable. Mais pour les news de 20h qu'est ce qu'on peut réellement faire ? Eteindre la télévision ? Et tout disparait... de ma vue certes pour quelques minutes mais les faits sont là et je le sais. Alors peut-être devrais je tout simplement m'acheter un chien. Pas un caniche, non, non un gros gros chien avec un air bien méchant qui me suivrait partout jusqu'au petit coin sait-on jamais. Ou alors une matraque... probablement trop lourde pour moi et avec laquelle je ne pourrai probablement frappé personne. Il me reste donc une seule solution: le flingue. Ce genre de petit flingue hyper mignon, si on peut vraiment utiliser ce genre d'adjectifs pour une arme, qui tient dans le sac à main même le micro sac à main pour les sorties. Mais qu'est ce que je raconte... je serais bien capable de me flinguer moi même ou ma meilleure amie tellement je suis maladroite.

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A croire que PPDA n'est pas si rabats joie que ça. Et nous on est plus en sécurité. Devrait-on toutes migrer vers Bimboland... histoire de se retrouver entre filles. Tranquilles. Ou rester enfermées. C'est quoi ce délire ??? Vous pensez que ça nous plaît de marcher en nous retournant à chaque bruit suspect. De devoir supporter un regard acharné dans notre décolleté. De psychoter en voiture la nuit. De s'emporter lorsqu'un clochard nous demande une cigarette. C'est parce qu'on a peur. On est terrorisé. Terrorisées de sortir et de ne pas pouvoir profiter d'une soirée. Terrorisées à l'idée de se retrouver en minorité. Terrorisées par la peur qu'un jour on ne soit plus du tout en sécurité.Terrorisées par l'idée que nos psychoses sont finalement bien réelles... Laissez nous tranquille bande d'abrutis. Apprenez à nous parler, nous connaître. On est plus que de la chair bande d'idiots. Arrêtez de nous mâter comme des proies. Ne nous forcez pas. Ne nous suivez pas. On a peur. C'est clair ? Vous nous faites peurs. Ne rejetez pas sur nous votre incapacité à avoir une copine ou votre dernière mauvaise rupture. Regarder nous différement, respectez nous. Laissez nous tranquilles. Laissez nous tranquilles. On a assez peur comme ça... Parce qu'on est toutes traumatisées par leurs histoires... ces autres filles qui finalement sont comme moi.

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J'ai perdu...

Je perds pas mal de choses en ce moment. Jusqu'à ce gloss rose satiné de Gemey. Je l'avais la semaine dernière je 81182_28c986361491c32e7ba4f405a26215dfl'aurais juré. La vérité c'est que l'on s'attache trop. J'adorais ce gloss. J'veux dire je l'adore toujours même si cet abruti a décidé de me laisser tomber pour se planquer je ne sais où. Et je me suprends à penser aux tribunaux... peut-être devrais-je entrer en procès contre la marque. Ou bien contre tous ces marques de cosmétiques ? Parce que trouver un gloss, un mascara qui nous va bien, c'est difficile et lorsqu'on l'a trouvé et bien on ne jure que par lui jusqu'à ce que le tube arrive à sa fin et qu'on se lamente devant le rayon du supermarché parce que la marque en a sorti trois nouveaux depuis et on ne trouve plus LE MIEN. Injuste n'est ce pas ? Et tout ça pour quoi... parce qu'on nous rend accroc de quelquechose que finalement on a pas tellement besoin. Ou bien de quelque chose dont on ignorait la nécessité jusqu'à ce que l'on perde. N'ai-je pas raison ? Le problème n'est pas tellement la perte dans un sens mais les effets de cette perte. On s'attache en peu de temps, on devient accroc aux choses et rapidement on ne peut plus sans passer. Et quand on les perd... on réalise qu'ils étaient presque essentiels...

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